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​Changement climatique : fait où mythe ?

AGBADJAGAN Régis 2 years ago in Nimbus Website 0

Changement climatique : fait où mythe ?

Assis dans son fauteuil, mon grand-père me dit «je cultivais le maïs 3 fois par ans, mais aujourd’hui 2 fois même vous ait impossible » les temps changent, conclut-il ?

Les changements climatiques constituent un processus global des dernières décennies et sont induits pour une large part par les activités de l’homme. La dynamique d’évolution du climat contrarie assez rapidement et sur une longue période l’agriculture. La croissance démographique contribue à la raréfaction des ressources en eau avec des changements imprévus caractérisés par des phénomènes climatiques extrêmes tels que les inondations, les sécheresses, etc.

Selon le quatrième rapport d’évaluation du GIEC (IPCC, 2007), les communautés pauvres seront les plus vulnérables à cause de leurs capacités d’adaptation limitées et de leurs dépendances des ressources à fortes sensibilités climatiques, telles que les ressources en eau et les systèmes de production agricoles.

Que faire pour palier, et sauver des vies humaines ?

L’agriculture est extrêmement susceptible aux changements climatiques en Afrique Sub Saharienne où 90% de la population dépend de l’agriculture pluviale pour la production alimentaire (FAO, 2006). En république du Bénin cinq des six zones agro écologiques les plus vulnérables sont rurales (MEPN, 2008). L’agriculture contribue à hauteur de 35% au PIB et occupe 80% de la population active. Cependant au Bénin, le secteur agricole, fortement tributaire des stimuli climatiques, se trouve sérieusement affecté par les changements climatiques (Bokonon-Ganta et al, 2009). Il urge de prendre des mesures afin de s’adapter aux conditions climatiques. Les agriculteurs ont toujours pu faire face à la variabilité climatique naturelle, générant au fil des années des connaissances et un savoir-faire jugés globalement pertinents. L’adaptation aux changements climatiques indique l’ajustement des systèmes naturels ou humains en réponse à des stimuli climatiques présents ou futurs ou à leurs effets, afin d’atténuer les effets néfastes ou d’exploiter des opportunités bénéfiques. Cette adaptation se résume à un ensemble de réajustements opérés ou auto-opérés à l’intérieur des systèmes naturel et humain, en réponse curative ou préventive aux stimuli climatiques actuels ou futurs ou à leurs effets en vue d’atténuer leurs nuisances ou d’en tirer opportunément profit. A ce titre, on distingue divers types d’adaptation, notamment l’adaptation anticipée et réactive, l’adaptation publique et privée, et l’adaptation autonome et planifiée (GIEC, 2001).

L’adaptation en agriculture s’illustre notamment par la modification du calendrier de plantation ou des semis, l’adoption de nouvelles technologies, et la promotion de la biodiversité agricole.

Au Bénin en effet, les prières collectives, l’exode rural, les pluies provoquées, l’application de doses massives d’engrais, l’adoption de cultures à cycle court, le changement de sites, le réaménagement des calendriers agricoles, l’exploitation d’animaux d’élevage résistants à la sécheresse, la pratique de semis tardifs sont autant de stratégies développées par les paysans pour faire face aux changements climatiques. Ainsi d’après ces auteurs, dans le sud bénin, les mesures préventives contre les excès pluviométriques sont plutôt les rituels à Tado pour faire des sacrifices afin d’implorer le pardon des divinités responsables de ces changements.

Causes et perceptions des changements climatiques

Les changements climatiques peuvent être dus à des processus internes naturels ou à des forçages externes, ou à des changements anthropiques persistants de la composition de l’atmosphère ou de l’affectation des terres. On notera que la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), dans son Article 1, définit « changements climatiques » comme étant des « changements de climat qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la composition de l’atmosphère mondiale et qui viennent s’ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes comparables ». Ces changements sont principalement dus à une concentration de plus en plus élevée des gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O, HFC, PFC et SF6) dans l’atmosphère, ce qui induit un réchauffement global. Le GIEC a démontré dans son troisième rapport d’évaluation (2001) que le réchauffement climatique actuel est en relation directe avec les émissions anthropiques intenses de gaz à effet de serre dans l’atmosphère depuis le début de l’industrialisation (MEHU, 2003). Il est important de prendre consciences que les changements climatiques sont présent dans tous les domaines d’activités, et l’atténuer par de bonne pratique serais le mieux pour les générations futures. D’après AGBADJAGAN Régis journaliste au journal « le HERO »