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​L’Afrique peut-il refuser l’industrialisation pour préserver le climat ou lutter contre le changement climatique ?

AGBADJAGAN Régis 2 years ago in Nimbus Website 0

L’Afrique peut-il refuser l’industrialisation pour préserver le climat ou lutter contre le changement climatique ?

Malgré sa faible contribution aux émissions des gaz à effet de serre (3,3% des émissions mondiales liées à l’énergie en 2012), l’Afrique représente la région la plus affectée par les changements climatiques, et le restera probablement à l’avenir. Le dernier rapport du GIEC indique que l’Afrique s’est déjà réchauffée d’au moins 0,5°C au cours des 50 à 100 dernières années. Dans un monde à +4°C, le GIEC estime que le niveau des océans augmentera plus vite en Afrique que pour la moyenne mondiale et atteindra 80 cm au-dessus des niveaux actuels, voire bien plus, le long des côtes des océans Indien et Atlantique d’ici 2100. Le continent devrait connaître un nombre particulièrement élevé de personnes menacées par les risques d’inondations dans les villes côtières du Mozambique, de Tanzanie, du Cameroun, d’Égypte, du Sénégal et du Maroc.

Le Bénin est classé parmi les 11 pays les plus pauvres du monde et 37% des revenus de la population sont consacrés à la nourriture. Le premier danger qui guette le non refus aux industries est d’origine anthropique. La baisse constante de revenu des agriculteurs au Bénin, liée notamment aux changements climatiques, se traduit par l’augmentation de la pauvreté. Saïd Hounkponou, de l’association IDID, au Bénin: Nous avons beaucoup étudié la commune de Dassa-Zoumè, au centre du pays. Plus d’un chef de ménage sur cinq y affirme avoir déscolarisé au moins un enfant ces cinq dernières années pour des raisons financières. 85% des cas de déscolarisation l’ont été au cours des années scolaires 2007-2008 et 2010-2011, caractérisées par de très mauvaises récoltes. En outre, la situation de précarité a amené 7,5% des ménages à recourir au placement d’enfants chez des tiers car ils ne pouvaient plus subvenir seuls à leurs besoins.

Qui sont les véritables causes des problèmes climatiques de l’Afrique déjà affaibli par la pauvreté et le manque du minimum ?

Les industries combustibles fossiles. Les géants européens de l'énergie, Électricité de France (EDF), Suez Environnement et la banque BNP Paribas faisaient partie des grands sponsors, qui possèdent collectivement plus de 46 centrales électriques au charbon dans le monde, y compris les investissements dans la sables bitumineux exploration au Canada et fracking pour le gaz de schiste au Royaume-Uni. Pour l’Africain, c’est géants pollueurs sont ceux qu’ils considèrent, comme des investisseurs qui pourrons leurs données à manger. Leurs dires, que de retirer ces géants de la table des négociations ne ferons que empirer leurs souffrances.

Un des principaux enjeux de la Convention Climat depuis 1992 et de l’accord qui sera signé à Paris fin 2015 est bien de réduire au plus vite les émissions de GES, avant et après 2020. Chaque État est invité à publier ses objectifs en matière de climat dans sa contribution (CPDN /iNDC en anglais), notamment pour réduire la teneur en carbone de sa production et de sa consommation énergétique. Dans le cas des pays en développement pour les plus pauvres, il ne s’agit pas de réduire les émissions de GES actuelles, mais d’éviter des émissions futures, grâce à un soutien financier et technologique des pays historiquement responsables des changements climatiques.

Dans la souffrance vers une adaptation aux changements climatique, Que peux faire l’Afrique?

L’adaptation est une priorité pour les pays en développement, et notamment les pays les plus pauvres et les plus vulnérables comme ceux d’Afrique sub-saharienne ou encore les petits États insulaires. En effet, ce sont les pays les moins responsables des changements climatiques qui souffrent et souffriront le plus de leurs dommages humains et économiques, alors même que leurs capacités de réponse sont souvent limitées. Au Bénin pour s’adapter, les populations ont recours aux dieux, le maraboutage, et autres solutions pour sauver leurs cultures et leurs terres. C’est de l’utopie. Il urge aux pays, industries, laboratoires et autres pollueurs ou émetteurs des gaz à effets de serres, de mettre à disposition des peuples du sud des moyens pour mieux séquestrer les GES, s’adapter aux changements climatique afin d’atténuer les impacts de leurs actes. D’AGBADJAGAN Sourou Martial Régis.

En français

Africa can he refuse industrialization to preserve the environment or the fight against climate change?

Despite its low contribution to emissions of greenhouse gases (3.3% of global emissions from energy in 2012), Africa is the most affected by climate change area, and will probably remain at the to come up. The latest IPCC report shows that Africa has warmed by at least 0.5 ° C over the last 50 to 100 years. In a world at + 4 ° C, the IPCC estimates that sea levels will rise faster in Africa than the global average and reach 80 cm above current levels, if not more, along the Indian Ocean coast and Atlantic by 2100. The continent is expected to experience a particularly high number of people threatened by the risk of flooding in coastal cities of Mozambique, Tanzania, Cameroon, Egypt, Senegal and Morocco.

Benin is ranked among the 11 poorest countries in the world and 37% of population income is spent on food. The first danger for the not refusal to industries is anthropogenic. The steady decline in income of farmers in Benin, particularly related to climate change, resulting in increased poverty. Said Hounkponou of IDID Association, Benin: We really studied the town of Dassa-Zoumé, center of the country. Over a householder in five affirms having a child out of school at least the last five years for financial reasons. 85% of cases of schooling have been in the school years 2007-2008 and 2010-2011, characterized by very poor harvests. In addition, the precarious situation brought 7.5% of households use the placement of children in third because they could not meet their needs only.

Who are the real causes of climate problems of Africa already weakened by poverty and lack of minimum?

The fossil fuel industries. European energy giants, Electricity de France (EDF), Suez Environment and BNP Paribas bank were among the major sponsors, who collectively own more than 46 coal power plants in the world, including investments in the oil sands Canadian exploration and fracking for shale gas in the UK. For the African, it's giant polluters are those they consider as investors who can eat their data. They said that as remove these giants of the table will only worsen their suffering.

One of the main issues of the Climate Convention in 1992 and the agreement to be signed in Paris in late 2015 is to as quickly reduce greenhouse gas emissions before and after 2020. Each State is required to publish its goals climate in its contribution (SCOND / INDC English), especially for reducing the carbon content of its production and its energy consumption. In the case of developing countries to the poorest, it is not to reduce emissions of GES present, but to avoid future emissions, with financial and technological support for countries historically responsible for climate change.

In suffering towards adaptation to climate change, what can Africa do?

Adaptation is a priority for developing countries, particularly the poorest and most vulnerable countries such as those in sub-Saharan Africa or small island states. Indeed, they are the least responsible for climate change that suffer and will suffer most from their human and economic damage the country, even though their response capabilities are often limited. In Benin to adapt, people have recourse to the gods, the maraboutage, and other solutions to save their cultures and lands. This is utopia. It is urgent for countries, industries, laboratories and other polluters or emitters of greenhouse gasses, to provide means of Southern peoples to better sequester GES, adapt to climate change to mitigate the impacts of their acts. On AGBADJAGAN Sourou Martial Régis.

In English